dimanche 3 février 2008

The show did go on


Quelques jours hors du temps sous le silence des cimes et le souffle des vents,
Des amitiés qui glissent et s'envolent doucement au dessus des flots soyeux et blancs,
Sous l'oeil bienveillant des clochard célestes.

Photos by Anders

vendredi 1 février 2008

A nos morts

Puisqu'il t'aura fallu nous quitter, emporté par cette fatalité brute et jamais tant absurde, dans les grondements et fracas silencieux de notre saignante peine nous penserons à ces moments de vie à jamais disparus qui jalonnèrent notre vie et nous fîmes, heureux et fiers, dignes, humains.
9 janvier 2008

lundi 7 janvier 2008

Escape to a better world


Escape to a better world
Originally uploaded by hhsc_2000/Greg

Commentateurs du néant

J'aurais aimé pouvoir à mon tour déposer quelque commentaire bien mené sur les belles pages internet du quotidien le Monde. Combien de "Je suis entièrement d'accord", "Quelle mauvaise foi", "tout cela ne serait pas arrivé sans les 35 heures|le pape|ma soeur" et autres interventions splendides parmi ces "réactions des abonnés" !

Car s'il est une chose à retenir, c'est bien bien que l'abonné est mu de "réaction", singulier procédé physiologique qui conduit le plus souvent à l'irrépressible besoin de faire savoir au plus grand nombre son point de vue. Il se présente alors sous sa forme dite décomplexée, c'est à dire dépourvu de cette interrogation de légitimité ou tout simplement d'intérêt qui fut un temps à la mode et que l'on chasse maintenant d'un revers de Rolex.

J'aurais aimé vous disais-je, laisser un commentaire, seulement voilà, pour mon plus grand malheur, je ne suis pas abonné.

mercredi 2 janvier 2008

Band name challenge, the Xtraordinary X mystery

Congratulations, you've just been solicited to participate in the first 2008 inter-blog band name challenge ! The aim : try and find good group names starting with every letter of the alphabet from A to Z. You find a good band corresponding to a letter, then you tell a friend to try the same with the next one, and so on.

Thanks to Karin, who boldly defeated the W Wrestler Witch, I've been given the X. Believe me, there are 6 english words in my Cobuild Dictionnary starting with an X : xenophobia, xenophobic, Xerox, xmas, x-ray and xylophone. I was a bit disapointed as I realized there was no group name like xmas pudding, xylophone toothed peas or xenophobia grandma - , and would have they existed I'm not sure they would have been granted the good adjective (see the worst band names of 2007 for some fun)...

I had to take another direction and find false answers, like Christopher Cross (got it ?) who made us dance long times ago with Ride like the wind, or Ten years after (XXth century band). I finally tried the xtra trick and got to the best car with fire eagles, cofee machine and flat screens designer among west coast hip hop stars, the Xtraordinary Xzibit. Funny, I have absolutely no idea of what his music worth, since I don't listen to this kind of hip hop, but I grant his the title of best (and unique) starting-with-an-X group I know !

Will Anders find a better X-group or try the Y one ?

samedi 29 décembre 2007

dimanche 23 décembre 2007

Les limites de la prise de notes

Connaissez-vous ce médiatique philosophe "de gauche" aux idées de droite, reconnaissable à ses prises de notes en toutes circonstances ? Samedi 22 décembre, réveil fatal sur France Culture et voilà notre besogneux hystrion emporté comme il se doit dans une diatribe qui se révèlera des plus étonnantes : "Il peut y avoir un réveil un peu difficile, c'est à dire, on a voté pour le discours de Gaino (sic), on a aujourd'hui le rire sanctifié de Bigard. On a voté pour la République et on assiste malgré tout à quelque-chose qui s'apparente à la grimaldisation de la République, et je me demande si Sarkozy n'est pas le premier président de la société post-culturelle, et là je ne pense pas que 68 peut s'exhonérer de toute responsabilité, parce que le sur-moi culturel, 68 a voulu le jeter aux horties mais le résultat c'est qu'on peut s'afficher tranquillement à Eurodisney sans complexe. C'est intéressant parce que avant, quand la culture jouait le rôle d'un sur-moi, on s'inclinait, de manière un peu hypocrite(re-sic) mais on s'inclinait. Maintenant Sarkozy dit je n'en ai plus rien à faire la star ac et Eurodisney c'est mon univers, je n'ai pas à me justifier parce qu'en effet nous sommes entrés dans une socité post-culturelle". Daniel Cohn Bendit : "Donc si j'ai bien compris, 68 est reponsable de Sarkozy" Réponse : "68 n'est pas responsable de Sarkozy, mais 68 a joué un rôle dans la déconstruction de la culture ..." puis changement de sujet.

Passé le rire - une critique de M. Sarkozy dans Répliques, qui l'eut cru ? - on ne peut que penser à un sketch tant l'obstination du philosophe à buter sur ses limites - mai 68, plus souvent la judéité - en lieu et place d'une analyse socio-historique le confine systématiquement à heurter vitres et miroirs, même les plus opaques. En l'occurence, attribuer à un évènement passé depuis quarante ans la personnalité d'un homme - aussi ridicule soit-il - qui se trouve avoir bâti sa vie/carrière contre tout ce que mai 68 a pu représenter a de quoi léger songeur. Refuser à ce point de voir en mai 68 un simple évènement, symptomatique d'un décrochage entre la société et ses institutions, apparu bien avant 1968 et devenu au fils des ans intolérable au point d'aboutir à cette cassure de l'histoire, refuser de comprendre ces revendications comme relatives à la société de 1967 et non à celle 2007 - et encore moins comme absolues, refuser de voir que l'on trouve M. Sarkozy inculte et vulgaire en 2007 pour la même raison que l'on trouvait le Général de Gaulle guindé en 1967, à savoir parce que c'est vrai, parce que les sociétés évoluent dans un sens ou un autre en se corrigeant, c'est pour un philosophe faire preuve de bien peu de clairvoyance.

Mais voilà, M. Finkielkraut invite Daniel Cohn Bendit - en quoi un simple acteur d'un évènement social serait-il légitime pour en analyser causes et ressorts, nous ne le saurons pas - et M. Gaino, critique les slogans d'étudiants comme des textes de philosophie et butte une fois de plus sur la grande vitre qu'il s'est construite lui-même, la tête dans ses notes, le stylo à la main.