dimanche 13 avril 2008

L'antichambre, Jean-Claude Brisville

Commençons par dire qu'en ces sombres temps d'inculture décomplexée, on entre au théâtre comme en résistance. Aussi ne pouvons-nous être que redevable au théâtre Hebertot de proposer cette Antichambre de Jean-Claude Brisville, antidote des plus rares contre une époque somnolente.

Cette pièce au texte soigné et au discours précieux aborde les tourments universels du déclin et de la vieillesse. Mme de Deffand (Danièle Lebrun), femme du Président Hénault (Roger Dumas), tient en ce milieu de XVIII siècle le salon le plus fréquenté de ce que la France compte de gens de lettres et de savoir. L'arrivée de la jeune Julie de Lespinas (Sarah Biasini) bousculera ces prestiges établis, reléguant sa bienfaitrice dans les abîmes de l'oubli et du ressentiment.

Le trio d'acteurs impressionne. On quitte la représentation empli d'admiration pour Danièle Lebrun, d'enthousiasme devant la sage bonhommie de Roger Dumas et charmé comme il se doit par Sarah Biasini, irrésistible et touchante dans cette pièce on ne peut plus recommandable.



mardi 8 avril 2008

vendredi 4 avril 2008

L'heure d'été, Olivier Assayas


S'il fallait le décrire en quelques mots, le dernier film d'Olivier Assayas, L'heure d'été, pourrait être abordé comme une étude à la fois plus et moins légère qu'il n'y parait sur la transmission et l'héritage.

Plus légère, car bien que centré sur une disparition, le récit se tient à distance mesurée du deuil et de ses douleurs. Là n'est pas le sujet du film, et bien que la cohérence narrative impose que le sujet soit effleuré, Olivier Assayas s'en tient au nécessaire.

Le spectateur se trouve donc en curieuse situation d'être confronté à la disparition d'un personnage central du récit sans pour autant en ressentir le bouleversement que ce genre de situation amène habituellement. Le choix porté sur une famille de grands bourgeois, hantée par l'héritage artistique de ce grand-oncle peintre, fierté et fardeau de ces quadra-cadres expatriés, ce choix - disais-je - n'est pas anodin. La mise en abime est légère, faites de petites touches colorées comme ce vase au destin improbable, et petit à petit l'auteur déroule les trames entremêlées du temps, de ce qu'il en reste et de ce qu'il en restera. Que l'éternité de l'art semble parfois bien vaine, mais quoi de mieux que l'art pour nous en persuader ?


jeudi 3 avril 2008

Architectural Waves


Waves III
Originally uploaded by xinapray

Grönköpings veckorblad

Det är fyrtiotredje lektionen i dag, och nu kan yag förstå svenska lite men talar inte än. Hoppas det blir lättre (does this exist ?) gärna !

The author of theses few lines would like to apology for this approximate attempt to write almost swedish sentences. Unfortunately, this will be done again since last lesson has number 99.

PS: I'll have to buy these Millenium books in swedish; just read them in french, but I'm already missing Lisbeth and her punchy way of solving problems. Maybe they'll be kind of readable after lesson 99 ? We'll see in a few weeks ...




mercredi 26 mars 2008

Feelin' old


Len
Originally uploaded by joe holmes

lundi 24 mars 2008

The Breeders, Mountain Battle

Il y a quelques années maintenant, un type sympa de l'autre classe de 2nde anglais-espagnol, dont j'avais fait la connaissance en parlant musique - "ce que j'écoute ? Pff pas vraiment ce que les gens on l'habitude d'écouter, je te montrerai" m'avait-il dit alors - me prêtait ses cinq ou six cassettes fétiches. Parmi elles, une perle qui allait user la mécanique de mon radio-cassette pendant de longues heures d'écoutes répétées.

Les Breeders sortent dans une semaine leur nouvel album, Mountain Battle, quinze ans après les parties de baby-foot sur les tubes de Last Splash. Les temps ont changé, les amis se sont dispersés et les rêves de vie "cool" et "authentique" ont cédé la place à un grand n'importe quoi, mélange de vie de bureau surréalistement vaine, de moments de solitude et de rencontres culturelles insensées. No Aloha this days, nous verrons bien ce qu'il adviendra.